Le nord-ouest
du 2 au 14 septembre 2017
NOSY BE, MAHAJANGA, NOSY BE
Le 2 septembre en fin de matinée, direction Nosy Be sur Air Austral avec mon ami Pascal pour rejoindre le 3è dalon David. La destination : Majunga et le camp de brousse. Là où on chasse... Et c'est quelque part le but de notre voyage.

En rouge, le circuit parcouru par la route, aller-retour.

On en profite pour prospecter vers Anbanja etAntsohihy.

Le 3 au matin, lever à 5h. Un taxi nous dépose à 7h au port d'Hellville où nous attend une vedette rapide. La traversée dure environ 20 minutes et nous arrivons à Ankify sur la grande terre.

Nos contacts marchent bien et nous voici à bord d'un minibus sprinter 18 places pour nous trois. En route pour 700 km...

Après une demie-heure de route à travers les plantations de cacao nous faisons une première halte à Ambanja chez Patricia pour un petit-dèjeuner copieux. Café, lait, tartines, beure, confiture de papaye, omelette, bière, coca. 4€ par personne.

Tout le long, des paysages magnifiques, des rencontres, des surprises. La route est bonne, assez plate, quelques trous mais rien à voir avec l'horreur Ambilobe-Diégo !!
Ici traversée de la Sofia avec les femmes lavant leur linge. Le plus long pont de Mada qui sépare les régions Sofia et Diana au nord.
Parmi les inattendus, sans vraiment l'être, les feux de brousse toujours présents...

Nous en verrons un très gros sur le retour, de nuit. C'est encore plus impressionant.

Au milieu de nulle part je ne pense pas que ce soit pour la culture sur brulis ou pour la repousse d'herbe pour les zébus. Là, au bord de la route, je suppose des mégots de cigarette.

Nous arrivons à Majunga, "Mahajanga" "la ville qui guérit", le soir après 14 h de route, plus précisément à Amborovy où habite l'oncle à Pascal.

La plage devant la case avec la ville à la pointe au loin.

Les petites brochettes du bord de mer, les maskita (3 centimes d'euro pièce).
Petit boutre au lever du jour.
LE baobab du bord de mer, toujours là depuis des siècles dans la capitale Sakalava...
La magie de Mada.

Tous les soirs, un coucher de soleil différent à prendre en photo.

Nous sommes le vendredi 8.

A midi moins cinq, pour le container c'est bon.

A midi cinq, c'est foutu, tout le monde est en week-end. Il faudra attendre le lundi !

Nous allons enfin au camp. Une heure de goudron et deux heures de piste vers les grottes d'Anjohibe.

Nous avons repoussé le vol du retour de deux jours pour profiter des affûts et traques. Dès le premier soir 3 "talatala" sont mis en place pour le potamochère.

Ces petits miradors sont solides et confortables. Des années d'expérience.

Le principe est simple. Quelques jours avant notre arrivée, les villagois du coin appâtent différents endrois pour habituer les cochons au festin gratuit. Ce sont les fruits du rafia, les troncs de palmier (Satrana) coupés en deux ou des mangues à la belle saison. Dans d'autres coins ils raffolent des mokotra, petites calebasse remplies de pulpe désaltérante.

À 17h30, il fait encore jour, un petit groupe de 6 arrive tranquillement. C'est Jean-Noël qui tire cette femelle d'environ 35 kilos.

Pascal et David, sont au premier poste. Ils ont à faire vers 19h30 à un beau mâle, mais très craintif dans les fourrés. Lunette mal réglée ?, le tir est raté, ou mal touché.

Quant à moi, au troisième poste, ça se passe à 21h30. Je vais ranger mes affaires car j'entends la voiture qui vient me chercher au loin. Je jette un dernier coup d'oeil à ma lunette thermique et je vois ça ! Ils sont là, tranquilles en train de manger et je n'ai rien entendu !!

Je n'ai pu fixer la lunette sur mon fusil, et l'autre que j'ai est sans amplificateur infra rouge, je ne voyais rien. Tant pis, j'aurais au moins vu et filmé.

Je vous laisse imaginer la beauté du ciel étoilé pour notre première nuit en brousse ! La voie lactée ! Les satellites, les étoiles filantes !

Le 2ème jour, balade matinale pour débusquer les pintades.

Toujours des paysages magnifiques à perte de vue. (et perte de poids...)

C'est le chien qui lèvera une compagnie d'une dizaine d'oiseaux.
Nancy et David avec une pintade (de numidie) bien dodue.

Nous en feront 2 qui finiront à la casserole.

17h, installation de 2 postes.
Le mien en premier. Notez les détails :

Echelle pour monter, repose pieds, assise et dossier articulés avec mousse, repose-fusil avec gouttière articulée. What else ?

Mon pisteur attitré Reng. Une oreille, pas comme nous ! Assis à côté de moi, il est resté avec ce regard attentif de 17h à 22h, sans bouger !
Le coin était très joli, les appâts à 25 mètre, jusqu'à 22h30 j'ai attendu, attendu, ils ne sont jamais venus...
Pour les autres, ce sera bref, rien du tout.

Mais là on sait pourquoi.

David, quelqu'un m'a dit que quand tu t'assoupis, tu ronfles... Pas bon! Le parfum de ton anti-moustique... non ! Tu tousses, tu bouges beaucoup, tu te grattes à cause des moucherons qui rentrent partout ! Tu eructes, tu ventes...

Je suis sûr que tu dois bouffer et fumer !

M'enfin !

Je comprend le quelqu'un qui m'a dit...

ah ah ah !

Là aussi l'emplacement comme il faut, bien préparé, appâté au "coeur de palmier", mais Non !
Nous sommes lundi. Changement de programme. Le container va sortir et ils ont besoin de tous les 4x4. Nous devons donc repartir à Majunga.

Nous prenons le temps d'une petite virée matinale pour une perdrix... en fait Katakatra en malgache et qui est le canga masqué d'Afrique.

Nous quittons le camp...
... et ses serres remplies de tout. La photo ci-contre montre 1/3 de la serre.
Une dernière des trois aventuriers sur le chemin du retour.
Je ne peux pas mettre toutes les photos des délicieux plats que nous avons partagés, il y en a trop !

Pour vous donner une idée :
Rougail saucisse de sanglier
Petites côtes de sanglier en cari
Toujours de sanglier : paté de hure, jambon cru et rillettes

Filet de zébu feu d'enfer sauce moutarde
Cari crevette

Pintade poivre vert (ci-contre)
Massalé cabri
Salade de calmar
Cari poisson rouge
Emincé de zébu oignon siav
Langouste mayonnaise
Magret de vivi crême fraiche
Cari poulet la cour
Cari de sanglier
Cuisse de marcassin rôti
Cabot de fond sauce au beurre
sans parler des salades et légumes du jardin et les desserts faits maison.

Le lendemain mardi c'est le jour du retour vers Nosy Be. Journée en ville pour quelques achats, épices et autres cadeaux. De quoi faire des sandwiches pour la route.

Il est 18h, un dernier au revoir et bye bye Majunga sous un ciel de feu. (à l'horizon la Betsiboka).

Merci à tous pour votre accueil, à la prochaine.
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