Majunga
juillet-août 2009
Arrivée sur Majunga via Mayotte.
En bas, vue sur le village de pêcheurs d'Amborovy, tout au fond la ville et l'estuaire de la Betsiboka.
Dès le lendemain matin, lever à 5h30. Petit dèj et dernières préparations avant le départ.

5 minutes de méditation sur ce départ de pirogues à l'aube... Déjà un dépaysement radical parmi d'autres.

En traversant la ville pour se rendre au bac, passage à la pompe pour les 4 toyota chargés à bloc.
Pascal en quad est déjà à fond dans l'ambiance avec sa tenue camo.

On lui avait dit que la loi n'aimait pas vraiment ça !

D'après vous, ça se finit comment ?... à l'amiable et toujours avec le sourire.

Nous allons au lac Kinkony dont une partie est en reserve de chasse. Il faut donc traverser la baie de Bombetoka à bord du "Bac Baobab" et débarquer à Katsepy.
On s'échoue sur la plage où une bande bétonée facilite la sortie des véhicules.

L'eau est toujours marron de par la latérite sans cesse chariée par le fleuve.

Et c'est parti...

Environ 3h et demi de piste bien sèche, donc beaucoup de poussière.

Il fait déjà très chaud à 9h du matin et nous sommes en hiver.

Ça doit faire quelque temps qu'il n'a pas plu à en voir l'herbe verte en bordure des pistes.
La piste principale est belle, c'est la nationale 6-11, mais dès qu'on s'en écarte, ce n'est plus pareil...
Arrivés enfin au bord du lac, nous allons installer le camp sous un coin ombré. On y passera 3 nuits.
Pas de temps à perdre.

Après avoir loué une barque on y installe le hors bord. La pagaie c'est bien mais ça fatigue...

Petite ballade pour tester. Nous prenons quand même les fusils, on ne sait jamais.

Sans commentaire.

La pose pour la photo...

Principalement des "vivi" (dendrocygnes veufs).

Avec modération. Il y en a 35 sur la photo pour une matinée de 4 heures.

Le soir, c'est l'affut au potamochère.

Après une demi heure de piste et une demi heure de marche dans la brousse, nous installons un mirador en bordure d'un matsabora, petit point d'eau où les cochons viennent boire aux premières heures de la nuit.

Patience et anti moustiques indispensables.

Récompense dès le premier soir pour Pascal et Clément.

Une belle grosse bête entre 55 et 60 kg.

Gros plan sur la tête. Ils sont quand même bien armés.
De retour au camp, le gibier est aussitôt lavé, vidé, découpé et mis à sécher un peu pendant la nuit.

De la très belle viande comme on peut voir, et bonne, à commencer par les abats juste fricassés à la poêle.

La deuxième semaine, autre coin
Nous partons maintenant au nord, sur un autre campement.

Autres pistes, autres paysages mais encore 3h30 de poussière. moins rouge, plus sablonneuse.

Ce n'est pas un montage, il est bien au milieu de la piste. C'est peut-être un arbre sacré.

L'entrée du camp en falafa tout confort.

En pleine nature, pas de voisins, un coup de coeur planté d'un hectare de fruitiers.

La salle de bain piscine et en plus ce cours d'eau est plein de grosses anguilles.
Après une course aux pintades peu fructueuse (elles sont très très malignes), installation le soir pour les cochons. Même principe, se poster en hauteur et attendre quelques heures.
C'est moi sur la photo mais c'est encore Pascal qui a tiré ce beau mâle. C'est passé pour lui.

C'était pourtant mon anniversaire !!

Autre tentative, on se prépare à se poster autour d'un bois où, d'après les guides, les sangliers se cachent la journée.
Le biotope est magnifique. Les rabateurs sont en place et les chiens sont lachés.

Nous sommes ventre au bois mais rien ne sort.

C'est encore Pascal qui tire celui-là.

Derrière son dos, c'est une famille qui rentrait au bois...

Autre jour autre coin.

A 2h30 du camp, le paysage est encore différent. Cette fois nous ne sommes que deux. On s'installe à deux endroits différents, espacés de 3/4 d'heure de 4x4.

Bilan à 23h : 3 "lambo", et pour devinez qui ?, toujours Pascal. Il aurait pu tirer encore m'a-t'il dit, l'insolent !!

Moi j'ai entendu mais je n'ai rien vu.

C'est un boa de plus de 2 mètres au milieu du sentier. Les malgaches du coin en ont très peur. Il n'était pas du tout endormi et je l'ai soulevé par la queue, ils m'ont pris pour un fou...
Il est 2 heures du matin quand nous revenons au camp. Qu'importe l'heure, c'est le branle bas de combat pour s'occuper des prises.

Soa et Christian, efficaces comme d'habitude.

Vous le savez, tout est bon dans le cochon !

Nos hôtes sont rodés dans la transformation de la bête. Ainsi on aura pu goûter au pâté de tête, rillettes, saucisses, jambon cru, boucané...

Et la viande, en civet et en cari, au poivre vert ou plus simplement en grillade.

Eh oui !

A la prochaine...

Retour Accueil --- Contact : michel.bertard@ool.fr --- tél : 02 62 21 88 10