Au sud-ouest de Diégo
juin 1999
Partie de chasse à
DIEGO et NOSY BE

Pascal me rejoint à Tamatave où je termine le séjour avec mes élèves du collège. Le temps de les mettre dans l'avion pour le retour à La Réunion, nous, nous voilà parti pour Diégo, aussi par les airs, où nous allons taquiner le cochon et quelques plumes...

Pour la virée en brousse, le 4x4 indispensable avec chauffeur. A l'époque, environ 55 euros par jour, plus le carburant.

Les autres accompagnateurs sont à moto et nous précèdent pour préparer le terrain.

Le 4x4 est déjà bondé mais nous passons au marché. On sera 3 jours loin de tout et nous avons envie de bien manger, c'est pour nous la première des règles.

Le marché de Diégo, coloré et plein de senteurs nous fourni tous les épices voulus. Les trucs de base : Oignon, ail, tomates, gingembre, poivres, combava, zerbes fraiches et sèches. Rajoutés à ce que l'on a ammené de la Réunion, ça devrait le faire...

Passage chez le chinois à coté du marché pour l'achat des divers ustensiles et d'une grosse cantine pour ranger le tout. Les boissons, des conserves. On prend aussi un pain de glace que l'on répartira dans deux glacières avec la boisson. Quand tout sera fondu, j'y ferai une saumure pour la viande. Je prend donc 5 kg de gros sel de Diégo.

Le patron est aussi chasseur et nous conte ses aventures pendant un long moment. A l'étage, dans ses appartements, il nous montre son dernier trophée, un croco de presque 6 mètres, mangeur de villagois à plusieurs reprises et qu'il a eu au bout de trois mois de traque !

Après 1 heure et demi de bitume sur la nationale et un déjeuner dans le resto de Anivorano, nous bifurquons à droite pour prendre la piste qui nous mènera vers le village où nous sommes attendus.

C'est bien la piste et non le lit d'une rivière...

3 ou 4 heures après pour une vingtaine de kilométres, ça parait trés long, nous arrivons enfin au village d'une cinquantaine de cases.

La traditionnelle visite au chef du village pour le petit cadeau et son autorisation de s'installer, nous plantons la tente en plein milieu de la "place", à l'ombre des vieux manguiers.

Nous sommes à l'ouest de l'Ankarana, pas loin des tsingy. Tout à côté, une grotte sacrée pleine de chauves-souris.

Organisation de la chasse autour d'un petit gris de Fianarantsoa.

Nous trouverons 2 guides avec chacun leurs 8 chiens pour le lendemain de bonne heure. En attendant petite promenade aux alentours pour débusquer quelques pigeons verts, sans grand succés.

Il faut maintenant préparer le repas du soir et nous achetons 2 poulets qui finirons en cari.

Attirés par de la musique qui vient d'une case à une vintaine de mètres, nous faisons la connaissance d'un musicien vraiment étonnant. Il est vrai que les malgaches sont en général d'excellents musiciens.

Guitare fabrication maison qui nous fera l'animation du soir.

Après le dîner, nous avons fait la passée du soir aux roussettes. On a pas loin à faire pour arriver sous un arbre en bordure du village. Elles reviennent des alentours pour dormir dans cet énorme manguier.

Tirer ces bêtes au vol dans la nuit noire relève presque de l'impossible. C'est étonnant de rater autant ! Nous devons attendre qu'elles se posent dans leur arbre pour les tirer à la lueur d'une lampe torche. C'est l'évènement dans le village, bien sûr !

Avec sa tête de chien, la roussette est frugivore et sa viande est fameuse.

Entre 700 et 800 grammes, c'est un beau gibier d'une viande trés rouge.

Nous les mangerons le lendemain soir en civet, un délice...

Belle envergure.

Les ailes ne seront pas perdues car les malgaches en sont trés friands. Ils les appellent "parassols" et les mangeront grillés.

Lui, c'est Laude (en fait c'est Claude, mais Laude c'est moins fatigant), le copain de Nanar qui a tout organisé. Nanar, ce fou de moto, pour la petite histoire, a une soeur Nini et 2 frères : Nono et Néné.

Le lendemain, retour au village vers 17h. Nous avons marché une vingtaine de kilomètres le matin sans rien voir. 20-25 kilomètres l'après-midi pour revenir avec un beau cochon.

Avant de rentrer dans le village, les chasseurs qui nous accompagnent avec leurs "Royal Bourbon" font un grand brasier pour y jeter la bête. Il faut l'épurer. Vidé avant le transport, les abats sont distribués aux chiens.

Le dépeçage et la coupe des morceaux.

Les glacières achetées en ville et le gros sel réputé de Diégo vont servir. Une saumure, pour ce laps de temps, est le seul moyen de conserver la viande jusqu'au retour à la ville.

De retour à Diégo nous trouvons une fumeuse de crevettes qui accepte de fumer notre viande.

24 heures de travail aux copeaux de palissandre et nous pourrons ramener environ 6 kilos de viande, à la grande joie des estomacs des parents et amis.

Passage à Nosy Be
Nous avons rencontré un copain qui nous a invité aux canards à Nosy Be.

Nous survolons ici le territoire où nous étions il y a peu de temps, à l'ouest du massif de l'Ankarana.

Sur place, au bord d'un lac, nous sommes quatres chasseurs répartis autour dans les marécages.

De l'eau jusqu'aux genoux, nous sommes chacun accompagné d'un ramasseur local. Nous tirons en majorité des vivis (dendrocygnes veufs).

Nous apprenons, une fois rentrés, que ce petit lac est infesté de petits crocos...

Des vivis et des pigeons verts et un aningha tiré par erreur de la famille des pélécaniformes.
Gros plan sur trois vivis.

Le soir même, chez le copain qui nous reçoit, on mange du couscous en boîte.
Cherchez l'erreur...

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