RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

PAPIERS

Passeport ayant une validité d'au moins 6 mois après le séjour et visa pour Madagascar (gratuit pour l'instant sur séjour de moins d'un mois).

Plus de taxe d'aéroport au retour, elle est maintenant comprise dans le billet.

PRÉCAUTIONS SANITAIRES

Voyez votre médecin avant le départ, vérifiez vos vaccinations. Venant d'Europe aucune vaccination n'est obligatoire mais les vaccins contre le tétanos, la polio, la typhoïde et les hépatites A et B sont conseillés.

Le Paludisme
Le paludisme se joue entre trois acteurs : le parasite qui est l’agent de la maladie, un moustique femelle qui en assure la transmission, et l’homme qui est l’hôte du parasite.

Quatre espèces de parasites

Plasmodium falciparum est l’espèce la plus pathogène, qui domine surtout en Afrique, responsable de 80 % des transmissions.
Plasmodium vivax et ovale 6 %, ne tuent pas, mais peuvent entraîner des rechutes 4 à 5 ans après la primo-infection.
Plasmodium malariae 3 %, ne tue pas, mais provoque parfois des rechutes jusqu’à 20 ans après.

Sur le continent africain, le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes. A Madagascar, selon une étude de 2003, plus de 350 personnes meurent chaque jour à cause de ce virus. Des chiffres qui font peur ! Ce sont principalement des villageois, loins de tout et qui ne se traitent pas, ou trop tard.

Se protéger : Il existe de nombreux médicaments (Lariam, Quinimax, Savarine, Paludrine, Malarone), mais sachez qu’aucune prophylaxie n’est efficace à 100 %, le parasite étant de plus en plus résistant aux molécules chimiques. La seule solution est de ne pas se faire piquer. Utilisez donc moustiquaires, air conditionné quand c’est possible, insecticides, serpentins à brûler et chemises à manches longues.
Une amie m’a dit aller trois fois par an à Madagascar. Elle ne prend plus de médicament depuis des années, mais se badigeonne de 5/5 tropic (le plus efficace des répulsifs) et ne se fait jamais piquer !

Symptômes : Frissons, fièvre supérieure à 39°, sueurs, maux de tête.

Le soleil
Sur la côte surtout, attention à l'ardeur des rayons du soleil tropical, se protéger d'un chapeau et de lunettes de soleil.

Les baignades
Résistez à la tentation de baignade dans les lacs, rivières et rizières, très souvent infestés de bilharzies, parasites redoutables s'attaquant au système urinaire ou digestif.

Les boissons locales
En dehors des villes principales, ne buvez l'eau qu'en bouteille cachetée et méfiez-vous des crudités et des glaçons, l'oubli vous exposera peut-être à une dysenterie. Le choléra est facilement évitable en respectant ces mêmes précautions d'hygiène alimentaire.

Les MST
Enfin sachez que les maladies sexuellement transmissibles (MST) sont très répandues. Le Sida n'est pas rare, la plus grande prudence s'impose.

Trousse utile
L'équipement médical dans la Grande Ile étant peu développé, il est recommandé d'emporter quelques médicaments. Dans votre trousse emportez des antidiarrhéiques (Imodium, Smecta). L'Oflocet est indiqué en cas de "turista" plus sévère, un antibiotique (Augmentin), un antalgique (Aspirine, Paracétamol), un antiseptique cutané (Betadine), un antivermineux (Elenol), une lotion antimoustique (Cinq sur Cinq Tropic) et nécessaire à pansement.

Si, avant votre retour, il vous reste des médicaments, vous pouvez les laisser sur place. Votre geste sera apprécié.

LE CLIMAT

Le soleil se lève en cette saison sèche (mai à octobre) vers 6 h et se couche vers 17 h 30.

La côte est, saison des pluies (de novembre à juillet). Les pluies sont nocturnes et le soleil fait des apparitions fréquentes.
La côte ouest est la côte la moins pluvieuse et la plus ensoleillée. Le climat y est souvent sec et les pluies dans certaines régions du sud sont quasi absentes. Plus de 330 jours de beau temps par an.
Le sud a des pluies occasionnelles. La saison sèche peut durer plus de douze mois.

LA MONNAIE

Dix mille ariary (50.000 FMG) vallent environ 4 euros (3,80 euro en mars 2008). Court très fluctuant. Carte Bleue Visa et MasterCard de préférence. On peut retirer des espèces au fur et à mesure des besoins dans les grandes villes, mais une fois parti en brousse, vous n’aurez rien à dépenser. L’exportation des monnaies locales sont interdites, l'Ariary étant une monnaie non convertible.

Les salaires mensuels moyens varient entre 25 euros pour un ouvrier, une femme de ménage ou un gardien et 200 euros environ pour un emploi de technicien supérieur. C'est dire si cela se répercute sur le prix de certaines prestations "locales". Pourtant, paradoxalement, Madagascar est devenue au fil des années une destination de moins en moins bon marché.

GASTRONOMIE

ROMAZAVA : C‘est le plat traditionnel malgache fait avec des "brèdes mahafana". Il s‘agit d‘un ragoût de viande, de boeuf, porc ou volaille, qui, une fois cuite, est recouverte d‘une grande quantité de brèdes mahafana. On laisse cuire à peine deux ou trois minutes pour que les brèdes soient chaudes mais restent croquantes. On y ajoute du gingembre et du riz comme accompagnement.

RAVITOTO : Composé de viande de porc et de morceaux de gras, mijoté avec des feuilles de manioc pilées et relevé avec de la pulpe de coco.

LANGOUSTE : Abondante, de goût différent selon les régions où elle est pêchée, on l‘apprécie de préférence grillée et arrosée de citron vert ou en cari.

GRENOUILLE : Surtout sur les hauts-Plateaux. Elles sont énormes du côté de Diégo.

ECREVISSE : Les indigènes les pêchent avec des bâtonnets de bambou, plantés debout dans les ruisseaux et sur lesquels ils enfilent des grenouilles. Quand le bâton frétille on le retire délicatement, l‘écrevisse cramponne la grenouille et se retrouve sur le sec. Elles sont délicieuses.

TRUITE : Les truites sauvages des rivières de l‘Ankaratra, en meunière ou aux amandes. Un laboratoire de production d‘alevins avait été installé dans la Station forestière de Manjakatopy.

FOIE GRAS : On trouve un peu partout un excellent foie gras artisanal.

Tous les fruits et légumes d‘Europe poussent à Madagascar, à l‘exception de la cerise. Tous les fruits tropicaux y abondent.

LES BOISSONS :

La reine des bières malgaches est la Three Horses Beer ou THB.

Les vins ne sont pas tous excellents (surtout les rouges). Les meilleurs sont le Lazan'ny Betsileo, le Clos Malaza ou le Manamisoa.

Le plus réputé des rhum est fabriqué à Nosy Be dans l’usine sucrière de Dzamandzar, d'où son nom de Dzama. On trouve aussi des petits rhums pas chers et tout aussi excellents (Saint-Claude, Mangoustan…). Les variantes de « rhums arrangés » sont infinies.

Autres boissons locales : le betsa-betsa, du jus de canne fermenté, le vin de palme ou trembo, et toutes les variantes distillées localement sous le nom général de toaka gasy.

Dans la restauration, un repas coûte entre 1 et 2 euros dans un "hôtel gasy" (Gargote de routier), un menu complet : 4 euros dans un petit restaurant et 15 euros pour un "gueuleton" dans un bon établissement. Dans l'hôtellerie, il faut compter entre 10 euros (en brousse) et 15 euros (ville) minimum pour une chambre comprenant en général douche et wc. Par contre, dans les établisse-ments proposant des prestations d'un certain standing (classés trois étoiles au moins), il faut compter entre 30 euros et 90 pour une chambre et environ 10 euros pour un menu. En "brousse", les dépenses se réduisent en général à leur plus simple expression. La demi-pension dans un hôtel coûte alors souvent moins de 10 euros par jour. Dans les villes de province peu touristiques, il faut compter entre 10 et 20 euros pour une demi-pension dans un établissement moyen.
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