Le gros gibier

A part la plume... le seul "gros" gibier à Madagascar est le potamochère, mais suivant les modes de chasse, des aventures intenses d'émotions. Tout le reste est devenu protégé au fil des années.

Le Potamochère

Le Sanglier malgache, Potamochaerus larvatus se rapproche beaucoup de l’espèce africaine. Son groin est très allongé ; un tubercule verruqueux existe sur les joues, comme une sorte d’excroissance molle. Les défenses sont moins développées que celles du sanglier d’Europe ; le nombre des prémolaires, chez les animaux âgés, se réduit à une seule dent. Le corps est couvert de longues soies jaunâtres ou rougeâtres. On en reconnaît deux races, celle du nord-ouest au sud-ouest (Lambo mena), à crinière blanchâtre épaisse, aux joues noires encadrées de soies blanchâtres ; et celle des régions centrale et orientale (Lambo hova) de taille plus forte et d’une soie plus jaunâtre.

Le Potamochère est le seul représentant sauvage à Madagascar de l’ordre des Artiodactyles ; ses mœurs sont semblables à celles des autres espèces de sangliers. Au cours de la journée, il demeure couché dans les hautes herbes de la broussaille épaisse en bordure de la forêt, où il peut se réfugier d’un bond en cas d’alerte. Il vit en générale par bandes qui peuvent s’élever à 10 ou 15 individus, sauf au moment du rut où on le rencontre par couples. La laie fait chaque année plusieurs petits, parfois jusqu’à six, qui naissent entre octobre et décembre. Un beau Potamochère mâle dépasse rarement 70 kilos. Ce sanglier vit de racines et de tubercules qu’il découvre en labourant le sol parfois jusqu’à une profondeur d’une cinquantaine de centimètres. Ses dégâts dans les cultures de manioc et de patates sont souvent importants et dans les endroits où ces animaux sont nombreux, certaines pistes non empierrés, notamment dans le Sud, peuvent être bouleversées au point de devenir presque impraticables aux automobiles. Dans toutes les régions où il abonde, les indigènes tentent, avec plus ou moins de succès, de protéger leurs champs avec des palissades longues parfois de plusieurs centaines de mètres et établies grossièrement avec des quelconques branchages ; cette défense est souvent illusoire, les animaux trouvent facilement dans les barricades des points faibles, ou fouissent des passages en dessous, si même ils ne parviennent pas à les démolir ou à les franchir d’un saut.

Battue avec pisteurs et chiens et affût la nuit. Les indigènes chassent surtout à la sagaie, tuant l'animal au ferme, acculé par les chiens. Ils installent aussi des parcs, avec une entrée en forme d‘entonnoir et attirent les bêtes avec des fruits dont raffolent les sangliers. L’animal, une fois dans le parc, ne peut plus ressortir. Il est tué à la sagaie ou capturé et ficelé pour être vendu au marché.

Le crocodile

Crocodylus niloticus, c'est le crocodile du Nil pouvant dépasser 6 mètres. Très abondant dans les cours d'eau et sur les abords de certains lacs, il arrive d'en trouver dans les rizières. Prédateur de zébus, mais aussi d'humains. Le nombre de morts chaque année dépasse largement celui des victimes des requins.

 Rectificatif : Protégé

Le zébu sauvage (Malia)

Madagascar compte presque autant de zébus que d’habitants (17 millions).

Ils sont synonymes de richesse et il n’est pas rare de croiser d’immenses troupeaux dans les régions Sud et Ouest de l’île.

Quelques zébus ont préféré la liberté que l'enclos et sont devenus sauvages et insaisissables. Traque et approche comme pour le potamochère, avec l'accord spécial du chef de village. Offrir le zébu au villageois sera une marque de respect et d'amitié mais surtout l'occasion de faire une grosse fête.

Les roussettes

Ni gros gibier ni plume... Il y a trois espèces de Megachiroptera, dont la Roussette, Pteropus Rufus qui est l'espèce la plus grande (jusqu'à 1,5 m d'envergure !) rencontrée dans les zones de basse altitude.

On peut les tirer par exemple à la passée du soir, lorsqu'elles rejoignent leurs arbres pour la nuit.

Un délice en civet...

Rectificatif : Protégées !!

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